- L’apprentissage agricole alterne formation théorique en CFA et pratique en exploitation — voici comment ça fonctionne concrètement
- Les CFA agricoles présents en Auvergne-Rhône-Alpes et les formations qu’ils proposent
- Ce que gagne vraiment un exploitant qui accueille un apprenti : main-d’œuvre, exonérations, transmission de savoir-faire
- Comment devenir maître d’apprentissage et lancer la démarche sans se perdre dans l’administratif
🎓 Comment fonctionne l’apprentissage agricole ?

L’apprentissage agricole repose sur un principe simple : l’apprenti partage son temps entre un centre de formation agricole (le CFA) et une exploitation, où il apprend le métier sur le terrain, aux côtés d’un professionnel.
Ce dispositif s’adresse aux jeunes de **16 à 29 ans révolus** (avec des dérogations possibles dans certains cas), qui préparent un diplôme allant du **CAP agricole** jusqu’au **BTS** voire au niveau licence professionnelle. La durée du contrat dépend du diplôme visé : elle varie généralement **d’un à trois ans**.
Le fonctionnement est le suivant :
- ✅ L’apprenti suit des cours théoriques au CFA (productions végétales, zootechnie, gestion, réglementation…)
- ✅ Il met en pratique ces apprentissages directement sur l’exploitation qui l’accueille
- ✅ Il est salarié de l’exploitation et perçoit une rémunération calculée en fonction de son âge et de son année de contrat
- ✅ Il est accompagné par un maître d’apprentissage désigné sur l’exploitation
Le contrat d’apprentissage est un **contrat de travail à part entière**. L’apprenti est donc couvert par la sécurité sociale, bénéficie de congés payés et suit le même règlement qu’un salarié classique — tout en ayant le statut d’étudiant.
Le maître d’apprentissage, lui, est un agriculteur ou salarié de l’exploitation qui s’engage à transmettre son savoir-faire. Ce rôle ne s’improvise pas : une expérience professionnelle minimale est requise, et une formation courte à la pédagogie peut être proposée par certains CFA ou chambres d’agriculture de la région.
🏫 Les CFA agricoles en Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’un réseau dense de centres de formation agricole, répartis sur l’ensemble du territoire — des massifs montagnards aux plaines de la Drôme, en passant par la Savoie, l’Allier ou le Puy-de-Dôme.
Ces établissements sont pour la plupart rattachés à des lycées agricoles publics ou à des **Maisons Familiales Rurales (MFR)**, qui proposent elles-mêmes des formations en rythme d’alternance depuis des décennies.
Parmi les formations disponibles en apprentissage dans la région :
– **CAPA** (Certificat d’aptitude professionnelle agricole) : conduite de productions, élevage, maraîchage
– **Bac Pro** : productions animales, agroéquipement, aménagement
– **BTS** : Productions animales, ACSE (analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole), Productions végétales
– **Licences professionnelles** : management des entreprises agricoles, agro-alimentaire
- 📌 CFAA de la Drôme – Valence
- 📌 Lycée agricole de Marmilhat – Lempdes (Puy-de-Dôme)
- 📌 MFR de Haute-Savoie et Savoie – plusieurs sites
- 📌 LEGTA de Bourg-en-Bresse – Ain
- 📌 CFAA d’Ardèche – Aubenas
Pour trouver la formation et le CFA adaptés à votre territoire, le site **Chlorofil** (portail national de l’enseignement agricole) ou la **Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) Auvergne-Rhône-Alpes** sont les bons points d’entrée.
Il est aussi possible de se rapprocher directement de la **Chambre d’agriculture de son département** : ces structures accompagnent régulièrement les exploitants qui souhaitent accueillir un apprenti pour la première fois.
🚜 Les avantages concrets pour l’exploitant

Accueillir un apprenti, c’est bien plus qu’un geste de formation : c’est un vrai levier économique et humain pour l’exploitation.
Une main-d’œuvre moins coûteuse
La rémunération d’un apprenti est inférieure à celle d’un salarié classique — elle est calculée en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année de contrat. Et au-delà du salaire, l’exploitant bénéficie d’**exonérations de cotisations sociales** significatives, ce qui allège concrètement la masse salariale.
Former son futur salarié — ou son successeur
C’est sans doute l’argument le plus fort. L’apprenti se forme directement aux méthodes, aux outils et à la culture de votre exploitation. À la fin du contrat, vous disposez d’un professionnel qui connaît votre ferme, vos animaux, vos circuits. Certains exploitants en Auvergne-Rhône-Alpes ont ainsi transmis leur exploitation à un ancien apprenti, après une relation de plusieurs années.
Un regard neuf sur l’exploitation
Un jeune en formation apporte aussi de la nouveauté : des questions pertinentes, des connaissances récentes issues du CFA, une énergie souvent bienvenue dans les périodes de pointe. Plusieurs exploitants témoignent que cette dynamique a même conduit à remettre en question certaines pratiques — dans le bon sens du terme.
- 💶 Coût salarial réduit grâce aux exonérations de cotisations
- 🤝 Formation d’un futur salarié ou repreneur potentiel
- 🌱 Apport de compétences fraîches issues du CFA
- 📋 Accompagnement possible par la chambre d’agriculture pour les démarches
- 🏔️ Réponse à la problématique de main-d’œuvre en zone rurale et montagnarde
L’apprentissage agricole est aussi une façon concrète de **contribuer à l’avenir de la profession**. Face au défi du renouvellement des générations, chaque exploitant qui ouvre les portes de son exploitation à un jeune participe à maintenir vivant un secteur essentiel à l’Auvergne-Rhône-Alpes.
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❓ Questions fréquentes sur l’apprentissage agricole
❓ Quel âge faut-il avoir pour faire un apprentissage agricole ?
En règle générale, le contrat d’apprentissage est ouvert aux jeunes de 16 à 29 ans révolus. Des dérogations existent dans certains cas spécifiques (personne en situation de handicap, créateur d’entreprise agricole, etc.). Renseignez-vous auprès du CFA visé pour connaître les conditions exactes applicables à votre situation.
❓ Un apprenti agricole est-il rémunéré ?
Oui, l’apprenti perçoit un salaire versé par l’exploitant. Ce salaire est calculé en pourcentage du SMIC, modulé selon l’âge de l’apprenti et l’année de contrat. Il est inférieur au salaire d’un salarié agricole classique, mais l’apprenti bénéficie des mêmes droits sociaux : sécurité sociale, congés payés, mutuelle.
❓ Quels diplômes peut-on préparer en apprentissage agricole en Auvergne-Rhône-Alpes ?
La région propose un large éventail : du CAPA (niveau CAP) au BTS agricole, en passant par le Bac Pro. Certains établissements proposent également des licences professionnelles en alternance. Les spécialités couvrent l’élevage, les productions végétales, l’agroéquipement, la gestion d’exploitation et bien d’autres domaines.
❓ Quelles sont les aides pour un exploitant qui accueille un apprenti ?
L’exploitant bénéficie d’exonérations de cotisations sociales patronales et, selon les dispositifs en vigueur, d’aides à l’embauche. Les montants et conditions varient selon la taille de l’exploitation et le niveau de formation de l’apprenti. La MSA et la chambre d’agriculture de votre département peuvent vous orienter précisément sur ce point.
❓ Comment trouver un apprenti pour mon exploitation agricole ?
Les CFA agricoles d’Auvergne-Rhône-Alpes disposent de listes de candidats à la recherche d’une exploitation d’accueil. Vous pouvez également passer par la chambre d’agriculture, les MFR locales, ou déposer une annonce sur des plateformes spécialisées dans l’emploi agricole. Le bouche-à-oreille entre exploitants reste aussi très efficace dans les bassins ruraux.
❓ Un exploitant sans diplôme peut-il accueillir un apprenti ?
Oui, sous certaines conditions. L’expérience professionnelle peut être reconnue en lieu et place d’un diplôme pour obtenir l’habilitation de maître d’apprentissage. Les chambres d’agriculture proposent également des formations courtes à la pédagogie pour accompagner les exploitants qui souhaitent se lancer dans ce rôle pour la première fois.
- L’apprentissage agricole alterne formation au CFA et pratique en exploitation sur 1 à 3 ans selon le diplôme visé
- Les apprentis sont rémunérés et bénéficient d’une couverture sociale complète dès le premier jour de contrat
- Les exploitants bénéficient d’exonérations de cotisations sociales et d’une main-d’œuvre moins coûteuse qu’un salarié classique
- La région Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’un réseau dense de CFA et de MFR couvrant tous les territoires, du massif central aux Alpes
- Accueillir un apprenti, c’est aussi former un potentiel repreneur ou futur salarié fidèle à l’exploitation
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Rédacteur chez EAP Auvergne-Rhône-Alpes